
Gné ? Sérieux ve l’ty ? Ah oui oui, complètement 🤣
On vante souvent Madagascar pour son légendaire Fihavanana — ce concept séculaire d’entraide, de solidarité et de communion fraternelle. C’est la carte postale idéale.
Pourtant, si l’on gratte un peu le vernis des sourires de façade, on découvre une réalité beaucoup plus grinçante : le Malgache, dans sa version contemporaine, semble avoir développé une allergie chronique au vivre-ensemble.
Pire, il donne parfois l’impression de n’aimer… personne.
L’étranger, ce « Vazaha » suspect
Commençons par l’extérieur. Le « Vazaha » (l’étranger blanc) ou l’expatrié de passage est accueilli avec un mélange de fascination économique et de profonde méfiance.
S’il réussit, on le soupçonne de piller le pays ; s’il échoue, on se moque de sa naïveté. L’étranger est constamment renvoyé à sa condition d’intrus, un portefeuille sur pattes dont on tolère la présence, mais dont on rejette l’intégration.
Le « Karana », l’éternel bouc émissaire
Mais le sommet du désamour est souvent réservé aux « Karana » (la communauté indo-pakistanaise), installés sur la Grande Île depuis des générations.
Ils ont beau être nés à Antananarivo ou à Majunga, parler un malgache impeccable et faire tourner l’économie, ils restent, aux yeux de la majorité, d’éternels étrangers.
Un ressentiment teinté de jalousie sociale qui refait surface à la moindre crise. Dès que l’économie tangue, le Karana devient le coupable idéal, le riche qu’on adore détester mais dont on ne peut se passer.
Le pire ennemi du Malgache ? Le Malgache lui-même.
Mais ne croyons pas qu’il s’agisse uniquement d’une xénophobie ordinaire. Ce serait trop simple. Car la vérité est plus cruelle : le Malgache n’aime pas non plus les autres Malgaches.
Le vivre-ensemble se fracasse quotidiennement sur l’autel du régionalisme et des vieilles rancœurs historiques.
Les gens des Hautes Terres (les Merina) regardent parfois ceux des côtes (les Côtiers) avec un air de supériorité condescendante.
Les Côtiers, en retour, nourrissent une méfiance historique envers le pouvoir centralisé d’Antananarivo.
Même au sein d’une même ville, le voisin est un rival. C’est le règne de l’Andriamanitra tsy checkpoint (Dieu ne dort pas, mais je surveille quand même mon voisin) et du fialonana (la jalousie maladive).
Si votre voisin réussit à s’acheter une voiture, on ne s’en réjouit pas : on cherche quel pacte avec le diable ou quelle corruption lui a permis cet exploit.
Le paradoxe du Fihavanana : On invoque le Fihavanana dans les discours officiels pour faire joli, mais dans la rue, c’est le « chacun pour soi et Dieu pour tous ».
Un repli identitaire comme bouclier
Comment en est-on arrivé là ? Ce désamour généralisé n’est pas inné ; il est le symptôme d’une société fatiguée, précarisée par des décennies de crises politiques et économiques.
Quand survivre devient un sport quotidien, l’autre — qu’il soit Karana, Vazaha ou du village d’à côté — devient une menace potentielle pour votre propre gamelle.
Le Malgache s’est recroquevillé sur son cercle familial strict, érigeant la méfiance en stratégie de survie. À force de se méfier de tout le monde, le vivre-ensemble est devenu un « vivre-côte-à-côte », où l’on se croise sans jamais vraiment se lier.
Pour retrouver le goût des autres, il faudra sans doute que la Grande Île guérisse d’abord de ses propres frustrations. En attendant, le sport national reste le scepticisme aigu envers son prochain.
Chronique écrite par l’elman ? Absolument pas, c’est Gemini qui m’a pondu toussa 🤣 Et si une vulgaire IA a ressenti toussa, avec cette extrême justesse et acuité, c’est que c’est vraiment grave docteur ? 😳
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J’aurais bien aimer lire ce que Gemini pense au niveau de la diaspora. 🙂
En fait j’ai remarqué qu’à Mada on ne dit jamais les choses directement , ça ne se fait pas . On doit deviner. Tu as des sous : il faut distribuer aux autresSinon gare!.La religion est grandement responsable , je ne suis pas anticlérical, mais après les toriteny : que voulait dire le pasteur ?
“Tu as des sous : il faut distribuer aux autres”
Voilà ,c’est exactement cette mentalité là qui appauvrit le pays .
En Inde, les riches patrons sont respectés et presque adulés alors qu’à Madagougou, ils sont détestés.
La mentalité capitaliste indienne a permis à l’Inde de devenir la 5 ème puissance mondiale.
La mentalité de (mauvais) communiste malgache “Ratsirakiste et soixantehuitarde” a appauvri Madagougou.
De quel droit tu as des sous d’abord ?
Redescend vite dans le panier pour être pauvre comme tout le monde lol
Sur le non-dit, vous avez raison. “Tu as des sous : il faut distribuer aux autres” alors qu’il se pourrait que même en ayant un peu plus que les autres, vous pouvez aussi être un peu raide des fois par rapport à vos frais/dépenses, mais vous vous sentez obliger de distribuer en cas de sollicitation, surtout familiale, pour ne pas froisser car “ny adidy tsy an’olon-dratsy” dit-on. Un engrenage.
le kabary, vous connaissez, qui dure très très longtemps pour finalement dire qu’une petite chose(ex le fangatahambady)
Votre analyse est bonne.
Cependant ,l’Inde a les mêmes problèmes comportementaux que Madagascar : racisme entre les castes, haine religieuse entre musulmans et hindoues , xénophobie.
Pourtant l’Inde produit un PIB d’environ 4000 milliards de dollars…
Donc les relations humaines ne sont pas la cause de la misère de Madagascar .
Tout le monde a remarqué que les Indiens étaient intellectuellement brillants, très brillants. Bah déjà les karana hein lol.
Sinon les grosses entreprises de la tech dirigés par les indiens.
En politique pareil, aux États-Unis, a Londres etc.
Et je vois leur ingéniosité au quotidien, que ce soit pour réparer, pour fabriquer etc.
Fetsypoordine lol
Il y a deux choses qui font du bien à la société indienne.
1 – Le fait que la majorité de la population croit au karma, même certains musulmans. Avec plus de 1 milliard 400 de têtes, ça arrange bien les choses.
Parce qu’avec, c’est du genre “Tu es pauvre, tu as une vie misérable, … et bien c’est ta faute. Tu t’es mal comporté dans ta vie antérieure. Il faut que tu la corriges, travaille dur sans faire le mal, n’attends rien de personne” ou “Tu es riche et puissant, continue à faire le bien si tu veux rester ainsi, sinon si tu fais le mal ou des actes immoraux, tu te retrouveras pauvre et dalit ou intouchable à ta prochaine vie”.
2- L’esprit capitaliste et entrepreneurial.
Pour notre cas
1- Nous, on a eu les “Tsiny sy Tody”, qui étaient une bonne chose de nos “Ntaolo” pour une société harmonieuse, mais il suffit de voir ce que font les endémiques aujourd’hui pour dire que plus personne n’y croit, il y a de moins en moins d’honnêtes. Les bonnes choses de nos anciens ont été abandonnées et les mauvaises gardées, izay tsy hita no maharatsy azy.
2- Le système et la mentalité mis en place pendant la 2è republique que je dirais anticapitalistes et anti-secteur privé, sont encore la réalité du terrain aujourd’hui malgré les discours. Rien n’a changé depuis, par exemple beaucoup de fonctionnaires se comportent comme si on était encore un pays socialiste.
L’ensemble du système même est un frein entrepreneurial, décourageant pour les investisseurs, frein aux innovations, frein à la création d’emploi et de richesse, etc.
Rien de concret et radical à l’échelle de ce frein n’a jamais été fait depuis la fin de la 2ème république.
Le pays est comme une voiture qui roule avec un frein à main bloqué.
Miaina an’io daholo n’aiza n’aiza.
Mila atao mazava ny tanjona iarahana. Ndao iaraka hanatratra an’itsy. Tsy olana na avy aiza enao na avy aiza.
Izay no tsy ampy eto.
Fa raha izay tian’ny vondron’olona rehetra ty no atao dia efa nisy dika maromaro ny baiboly : baibolin’ny tandroy, betsileo, merina…
Iza lay depiote tavaratra tsy tia merina dia tsy nianatra zay fiteny teto. Tonga ao amin’ny Assemblé dia mihanahana. Toe-tsaina io.
Miavon-tsifeno mianakavy ny blem. Mila fanetre-tena zany. Raha ambony enao mba midina kely, raha ambany dia manakatra kely.
Ah, le fameux mot fourre-tout “vivre ensemble” qui veut tout et rien dire. A la place, on devrait plutôt parler de “vivre ensemble en paix”. A partir de là, nous avons une réalité beaucoup moins chaotique et pessimiste que celle dépeinte dans la chronique.
Certes, les clichés ont la dent dure envers certaines communautés en particulier. Mais pour l’heure, et Dieu merci, nous ne sommes pas encore arrivé au stade où l’un se sent obligé d’asséner des coups de machette à l’autre, juste par haine.
Après, je concède qu’il est urgent de percer l’abcès pour éviter que la plaie ne se transforme en une tumeur inguérissable.
le malgache est un etre bizarre: il prone le fihavanana mais il n’aime que lui-meme, si un de ses proches reussit, on n’hesite pas à dire qu’il a fait un pacte avec le diable,pour un meme salaire, on prefere faire un travail d’esclave chez les karana ou autres etrangers que faire un travail normal chez un autre malgache,
ce que dit gemini là est presque tout le caractere d’un malgache;
pour pouvoir vivre ensemble, il faut avoir souffrir ensemble
comme se prendre des bombes sur la tronche par exemple. Chose qui n’est jamais (hélas ?) arrivé ?
c’est vraiment ça, et le plus bizarre c’est quand les bizarres voient les normaux (minoritaire) comme bizarres 😛
asiana anlé “fa iza l’ty iny bandy iny” lol