
Gné ? L’intervention un peu énervée du PRRM il y a quelques jours à propos de son allusion sur la nécessité d’apprendre à faire de la politique a interpellé, voire choqué beaucoup de monde.
A Madagascar, faire de la politique c’est en fait juste un job alimentaire. Trouver un seza à tout prix et en retirer le retour sur investissement maximum, en attendant de perdre ce seza.
Du coup c’est malheureusement l’image que tout le monde en a. Il est donc plus que grand temps de se réapproprier la notion de politique, dans le sens noble du terme
… et contrairement à ce qu’a dit un révolutionnaire pleurnichard à genoux devant les forces du désordre, apprendre à faire de la politique ce n’est pas forcément dans une école qu’on le fait.
Je laisse Gemini expliquer le pourquoi du comment : dis, c’est quoi faire de la politique ?
C’est une excellente question, car on a souvent tendance à réduire “faire de la politique” à ce qu’on voit à la télévision : des débats enflammés, des élections et des gens en costume qui votent des lois.
Mais en réalité, c’est beaucoup plus vaste que ça. Au sens noble, la politique vient du grec polis (la cité). Faire de la politique, c’est s’occuper de la vie de la cité et décider comment on veut vivre ensemble.
Voici les trois grandes manières de “faire de la politique” :
1. La politique “institutionnelle” (Le métier)
C’est la face la plus visible. Cela concerne ceux qui se présentent à des élections pour obtenir un mandat.
* Le but : Conquérir et exercer le pouvoir pour appliquer un programme.
* Les actions : Proposer des lois, gérer un budget (celui d’une mairie, d’une région ou d’un pays) et prendre des décisions qui impactent tout le monde.
2. L’engagement militant (L’action)
On peut faire de la politique sans être élu. C’est le rôle des citoyens qui s’organisent pour défendre des idées ou des causes.
* Les syndicats : Pour défendre les droits des travailleurs.
* Les associations : Qu’il s’agisse d’écologie, de solidarité ou d’éducation, agir pour changer la société est un acte politique.
* Les manifestations et pétitions : C’est une façon de faire pression sur ceux qui dirigent.
3. La politique au quotidien (Le choix)
C’est l’idée que “tout est politique“. Nos choix individuels finissent par avoir un impact sur la collectivité.
* Consommer : Acheter local ou boycotter une marque pour des raisons éthiques est un geste politique.
* Débattre : Discuter avec tes amis de la gratuité des transports ou de l’organisation de ton quartier, c’est déjà faire de la politique.
En résumé : Pourquoi en fait-on ?
On fait de la politique pour éviter que ce soit la “loi du plus fort” qui l’emporte. C’est l’outil qui nous permet d’organiser nos désaccords de manière pacifique et de choisir une direction commune pour la société.
Comme le disait l’écrivain Paul Valéry avec un brin de malice :
“La politique est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde.”
Le but de l’engagement citoyen, c’est justement de prouver qu’il avait tort et de se réapproprier ces sujets !
Ok merci Gemini. C’est bon, c’est un peu plus clair pour tout le monde ? Tant mieux alors.
Question subsidiaire : où en sont Madagougou et les Malgaches par rapport à toutes ces belles définitions … théoriques ? Le kitay semble encore loin du feu c’est ça ? Ou la politique c’est encore cet énième gadget réservé aux pays riches ?
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La petite blague qui circule sur les réseaux suite à l’annonce du concept 10-5-2 pour la refondation par le nouveau PM : attention que certains comprennent 10 comptes en banque, 5 voitures et 2 villas ! C’est dire!
tsy misy idiran’ilay loha-hevitra: mahafatifaty be ilay zaza
kony e ? 🙂
marina tsy misy diso
un homme qui ne fait pas de la politique est un ane, disait Mao Tse Toung, et je dis toujours aux gens qui disent qu’ils ne se melent pas de la politique, que leur façon de commenter le prix du kapoaka est deja de la politique!
“où en sont Madagougou et les Malgaches par rapport à toutes ces belles définitions…”
depuis la colonisation, accentuée par les affaires VVS et MDRM,faire de la politique est dangereux à Madagascar, meme sous la 1ere republique, quand vous voulez faire de la politique, vous devez etre du coté des dirigeants si vous ne voulez pas avoir des problèmes, ex, l’ancien porte parole du president Ravalo, avant 1972 etait affecté aux quatre coins de l’ile, heureusement pour lui, seules les localités ayant un CEG sont pour lui,meme s’il a subi le cyclone(politique pas le cataclysme naturel) d’Andapa car il est un adherent de l’AKFM, idem aussi pour un des freres du medecin Mananiasy à Andravoahangy, il était toujours affecté dans des zones reculées comme Ikongo car il n’a jamais voulu abandonner l’AKFM pour le PSD,
et depuis le revolution de Deba, faire de la politique est un job alimentaire qui rapporte bien:il suffit que vous soyez un dirigeants quelconque qui peut inquieter le regime et hop, deba vous casera avec tous les avantages, sinon comment explique qu’un presque analphabete soit devenu chef de service dans des ministères et que toutes les sociétes d’Etat(sauf le jirama, l’exception qui confirme la règle) ont toutes fait faillite