
🇲🇬 MADAGASCAR : ET SI ON ARRÊTAIT ENFIN DE NAVIGUER À VUE ? 🇲🇬
Gné ? Ah si si. « On ne sait pas où on va, mais on y va. On essaie de construire, mais on ne sait pas construire. Ni ce que l’on veut construire. »
Ce constat est douloureux, mais d’une lucidité implacable. C’est le sentiment de millions de Malgaches face à une crise systémique qui dure depuis trop longtemps. Quand tout est prioritaire, plus rien ne l’est. On tourne en rond dans une spirale infernale.
Alors, comment on s’en sort ? Comment construire un système fonctionnel qui crée de la vraie valeur et de la richesse pour tous ?
Il ne suffit pas d’attendre de l’aide internationale ou de copier des modèles étrangers. Il faut une méthode réaliste, adaptée à nos réalités. Voici une proposition concrète en 4 piliers essentiels pour rebâtir les fondations de la Grande Île. 👇
📌 PILIER 1 : Définir le Cap (Le Consensus National)
Le premier problème de Madagascar, c’est que chaque alternance politique remet les compteurs à zéro. Pour savoir où on va, il faut graver les priorités dans le marbre, au-delà des mandats électoraux.
Un “Fihavanana” Institutionnel : Un pacte non-négociable entre l’État, le secteur privé, la société civile et les Fokonolona.
Choisir deux secteurs d’excellence (et s’y tenir 15 ans) : L’autosuffisance agroalimentaire (devenir le grenier de l’Océan Indien) et l’économie de la biodiversité (écotourisme de niche et transformation locale de nos ressources). Tout le reste doit être secondaire.
📌 PILIER 2 : Assainir les Fondations (Justice & Confiance)
Personne n’investit et rien ne se construit sur des sables mouvants. Sans sécurité juridique et physique, la richesse est détruite avant même de naître.
Sécuriser le foncier par la Tech : Le flou foncier bloque tout. Il faut numériser massivement le cadastre (via la blockchain par exemple) pour protéger les petits agriculteurs et les investisseurs.
Une justice de proximité : Intégrer et homologuer les Dina (pactes locaux) pour régler rapidement les litiges mineurs et désengorger les tribunaux.
Méritocratie dans l’administration : Remplacer les nominations politiques aux postes techniques par des appels d’offres stricts, ouverts à tous et à la diaspora, avec des contrats d’objectifs évalués chaque année.
📌 PILIER 3 : L’Ingénierie de la Production (Créer de la Valeur)
Madagascar souffre d’une économie de comptoir : on exporte nos matières premières brutes (vanille, nickel, produits agricoles) et on importe des produits finis. C’est absurde. La richesse se crée dans la transformation.
Libérer l’énergie renouvelable : La situation de la JIRAMA bloque tout le pays. Il faut autoriser la libéralisation totale des micro-centrales hydroélectriques et solaires décentralisées pour alimenter directement les zones agricoles et industrielles.
Créer des Pôles de Croissance Régionaux : Arrêtons de tout centraliser à Antananarivo ! Le pays est immense. Il faut structurer des hubs autonomes (Le Nord pour l’agrobusiness et le conditionnement, l’Est pour l’industrie et la logistique, le Sud pour l’économie bleue et l’élevage moderne).
Intégrer l’informel plutôt que le punir : Créer un statut d’auto-entrepreneur simplifié à taxe zéro les deux premières années pour donner accès au crédit bancaire et à la protection sociale.
📌 PILIER 4 : Le Capital Humain (Apprendre à Construire)
”On essaie de construire mais on ne sait pas construire.” Pourquoi ? Parce que notre système éducatif est déconnecté des réalités du terrain.
La révolution de la formation professionnelle : Il faut basculer massivement les budgets vers l’enseignement technique (lycées agricoles, écoles des métiers du BTP, de l’électricité, du numérique).
Le modèle d’apprentissage dual : Dès 15 ans, un jeune doit passer 70% de son temps en entreprise et 30% à l’école, sur le modèle allemand ou suisse.
Impliquer la Diaspora : Créer un guichet unique d’investissement pour la diaspora avec des fonds de capital-risque co-financés par l’État pour sécuriser et valoriser leurs compétences et leurs capitaux.
⏱ LE PLAN D’ACTION SUR 3 ANS (Par quoi on commence ?)
Mois 1 à 6 : Vote de la loi sanctuarisant les secteurs prioritaires + Décret de libéralisation totale des énergies renouvelables locales.
Mois 6 à 18 : Lancement des premiers centres de formation technique duale + Réforme et amnistie pour la formalisation de l’informel.
Mois 18 à 36 : Désenclavement routier des pôles agricoles clés et mise en place des premières usines de transformation locale.
💡 Conclusion : Une question d’organisation, pas de potentiel
Madagascar a tout pour réussir : une jeunesse résiliente et débrouillarde, des terres fertiles, un sous-sol riche et une position stratégique unique. Le seul chaînon manquant, ce n’est pas le potentiel, c’est l’organisation, la discipline collective et la continuité.
Arrêtons de vouloir tout faire en même temps et de tout recommencer à chaque élection. Commençons petit, sécurisons les réussites dans un district ou une filière, puis dupliquons ce qui fonctionne. C’est ainsi que l’on brisera la spirale. 🇲🇬✨
Et vous, qu’en pensez-vous ? Par quelle action prioritaire devrions-nous commencer ? Échangeons en commentaires ! 👇
#Madagascar #Developpement #Economie #Avenir #Refondation #Fokonolona #Afrique #OceanIndien
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Ça se tient. Yapuka
A quand nos politiciens, policiers, gendarmes et autres fonctionnaires prendront conscience (par eux même ou par la force des choses) qu’ils sont là pour servir le peuple mais non pour être traités comme des rois?
indrisy, ça monte à la tête comme d’hab https://actutana.com/tous-ces-intrigants-la/
oui mais, il faut commencer par le commencement: l’argent. le nerf de la guerre comme qui dirait.
il faut réussir à convaincre les banques et autres instances financières de soutenir un tel projet et c’est justement là que le bât blesse. Madagascar est financièrement peu fiable avec des coûts d’énergie faramineux et des infrastructures en ruine.
si on fait une estimation +/- réaliste, il faudrait au minimum 30-35 ans pour réussir à renverser la vapeur, mais quel leader politique pourrait se faire élire en annonçant cela?
selon moi, une pratique adaptée à notre réalité serait celle du PCC en Chine. un leader fort, une vision, pas d’opposition, des purges régulières pour éjecter les brebis galeuses du parti et une population à l’oeuvre pour réaliser des objectifs qui bénéficient à la Nation. oui, on reviendrait un peu à la deuxième république, mais dans une autre époque et une géopolitique qui favorise plutôt le multilatéralisme.
on parlait de Singapour il n’y a pas longtemps https://actutana.com/le-contrat-social-singapourien/
Vous pensez que si le Tesla man donnait ses 1200 milliards $ à Madagougou celui-ci serait tiré d’affaire ?
Sinon au moment où nous parlons le problème énergétique ne devait plus être qu’un mauvais souvenir (Volopoor be etc.) mais un crétin qui se pensait moins nul que ses prédécesseurs est passé par là.
D’où l’imperieuse nécessité de graver certaines choses dans la Constitution comme le préconise cet article pour éviter ces conneries. Ou à défaut une main de fer dictatoriale mais j’insiste, toujours éclairée.
la réponse courte: non, bien entendu.
le nerf de la guerre est primordial, encore faut-il une bonne stratégie et des alliés. une preuve récente, celle du Détroit d’Ormuz, le bonhomme orange, malgré son arsenal et ses milliards de dollars n’est arrivé à rien.
l’autre crétin comme vous dites, oui, on s’en serait très bien passé. sa popularité était telle que la frange de la population qui s’était rendu compte de la supercherie n’a rien pu faire pour arrêter la machine. finalement, c’est le capsat qui l’a mis au pouvoir qui a pu le tirer de là. un peu tard, dirions-nous, mais le mal est fait. il faut accepter les faits avec sang-froid.
à propos de la Constitution, en effet, c’est le texte sacré pour une république digne de ce nom, mais l’Histoire malgache nous a démontré combien il était facile de passer outre, l’Humain qui est sensé en être la garde étant assez facilement menaçable, influençable, corruptible.
d’accord, je peins un tableau plutôt négatif de la situation mais voilà: il faut sortir tous nos fantômes du placard avant de prétendre nettoyer la maison.
“si le Tesla man donnait ses 1200 milliards $ à Madagougou celui-ci serait tiré d’affaire ?”
bien sur que ce serait non! même si on donnait $ 1 millions à chaque gougou, ce qu’il faut, c’est les faire travailler et travailler durement, genre SMOTIG, il ne faut pas oublier que la Corée du Sud et Maurice ont eu des temps de travail hebdomadaire de 60h et meme plus
la Constitution, beaucoup s’assoient dessus à l’instar du censé en etre le premier gardien, donc, ce qu’il faut, c’est une main de fer, genre Kagame,(m^me s’il faut que10 ou 100 000 personnes en fassent les frais) , comme on dit, la fin justifie les moyens
donc cqfd : d’une part on a une Constitution hors sol et ensuite .. personne ne la respecte.
On comprend mieux pourquoi rien ne marche
Je suis complètement d’accord que la richesse se crée (aussi) dans la transformation mais les produits cités ne sont pas vraiment des matières premières ni des matières brutes. Ce sont des ingrédients (déjà transformés localement) d’une multitude de produits qu’il est improbable de fabriquer à Madagascar puis d’exporter…
Au mieux on produit de l’extrait de vanille mais cela se fait déjà pour des dizaines de tonnes.
Que pourrait on faire du nickel et de l’illmenite localement ? Et du graphite ? Des crayons papier ?
Exporter des letchis (produit agricole brut) sans transformation reste une bonne idée, pour peu que cela ne soit pas dans les mains de mafiosos.
mmhh.. à chaque fois que je vais à Auchan, je fais un tour dans le rayon “Produits du monde”. Je vois des produits d’Europe, d’Asie… j’aimerais bien voir des produits Malgaches, qui y auraient toutes leur place. Pourquoi j’achète des conserves de litchis chinois par exemple ? Sinon je cherche toujours de la limonade bonbon anglais like, je trouve pas. Ou encore du riz rouge ? Et plein d’autre choses encore.
durant la colonisation, il y avait des ecoles professionnelles(les lycées techinques d’Alarobia et d’Ampasampito par ex) qui ont sorti des milliers de techniciens de haut niveau, le dirigeant de SOAM et de Taobavy, feu Rakoto Francis etait un de ceux-là, et puis je n’arrive pas à situer quand la descente a commencé avec cet attrait pour le fonctionnariat et le bureau,(un des 3V) j’en connais des gens qui preferent “travailler” au bureau en touchant 500 000ar par mois qu’etre travailleur manuel salarié touchant pas moins de 800 000ar
100% d’accord, c’est exactement ma vision.
J’ajouterais seulement qu’il est indispensable de mettre en place une politique de réduction progressive des effectifs de la fonction publique, tout en accélérant la numérisation de l’ensemble de l’administration, et pas seulement du service foncier. L’objectif doit être de supprimer, ou de réduire drastiquement, les démarches administratives papier, certaines sont abdurdes, des abérrations même et font perdre beaucoup de temps.
L’ administration est lourde, incohérente, avec des procédures parfois difficilement justifiables. Ce sont des obstacles qui freinent non seulement les citoyens et les entreprises, mais également les initiatives de développement.
On m’a parlé d’une association de vazaha qui souhaitait accompagner un village isolé en finançant un projet d’électrification solaire ainsi que la construction d’une chambre froide destinée à la conservation des produits de pêche des villageois. Pourtant, la complexité et la lenteur des procédures administratives ont été si décourageantes pour l’association.
Des pays comme l’Estonie ont démontré qu’une administration largement dématérialisée peut être à la fois très efficace, plus transparente et beaucoup moins coûteuse en terme de budget. Nous pourrions nous inspirer de ce modèle estonien et l’adapter à nos réalités.
La digitalisation de l’admnistration en Estonie:
https://www.digitalwallonia.be/fr/publications/e-estonia-numerique/#header
vu l’attrait des gougous pour le fonctionnariat, le reve des tous les beaux parents est que leur gendre, bru soit un(e) fonctionnaire, les ministres qui se sont succedes ont recruté beaucoup beaucoup de gens de leur origine, ce qui explique ce nombre plethorique de fonctionnaires,
et quand vous demandez la raison pour laquelle il faut ceci ou cela avant de construire le chambre froide, les fonctionnaires ne savent pas la raison mais c’etait toujours comme cela avant, et ils ne font que perpetuer la pratique
J’ai connu beaucoup, un fils de général devenu officier, les fils et les filles du magistrat devenus tous magistrats, etc.
C’est comme ça que les choses fonctionnent, mais le problème est que, par exemple, on savait que le père magistrat est corrompu, mais le fils, lui, est pire et est devenu si riche en très peu de temps. Donc la nouvelle génération ne souhaite même pas que les choses changent, c’est même pire que la génération précédente qui est déjà mauvaise.
et je parie que nombre d’entre eux s’en vont régulièrement au mosquée ou à l’église comme une famille modèle. le genre d’hypocrisie qui me répugne vraiment.
Vous l’avez bien deviné. Vous savez, certains sont si habitués à la corruption dans tout ce qu’ils font, qu’ils croient, que les grosses quêtes (on parle de millions) et les participations dans les églises sont une façon de corrompre Dieu himself pour qu’il les pardonne, mais surtout de les autoriser à recommencer les maux qu’ils ont faits la semaine dernière pour la nouvelle semaine suivante, même si c’est pour détruire de nouveau d’autres vies.
tiens, j’ai en tete le sieur Ravokatra
une fois, Elman a sorti une chronique intitulée “souriez, vos enfants vous ressemblent”(ou quelque chose comme cela) bien , les premiers modeles d’un enfant, ce sont ses parents, ses parents sont des tricheurs, bens les enfants aussi seront des tricheurs, papa est un officier admis à l’academie militaire par des pots de vin, ben le fils aussi le sera, il n’y a qu’a regarder les corps militaires , justice,enseignant, etc, etc gougous, le proverbe le dit si bien: ny adala no toa andrainy, autrement dit, tu dois surpasser ton pere sino tu est un fou
Et les anciens, au moins, étaient plus discrets. Avec la nouvelle génération, on voit clairement qu’on va dans la mauvaise direction.