
Gné ? Bah oui pourquoi certains investisseurs étrangers, pour ne pas dire la grande majorité, réussissent-ils à Madagascar là où beaucoup de Malgaches peinent à sortir de la précarité ? 🇲🇬
C’est un constat récurrent. Pourtant, il ne s’agit ni d’une question de talent ni de compétences — les Malgaches sont tout aussi capables. La différence se joue sur des moteurs économiques et sociaux bien précis.
Voici les 4 leviers majeurs qui expliquent ce décalage 👇
1. L’accès au capital : le nerf de la guerre 💰
Pour développer un business, il faut du cash.
o Les réseaux communautaires (chinois, karana) disposent de circuits de financement internes : prêts familiaux ou tontines à taux zéro ou très faibles.
o Les investisseurs occidentaux s’appuient souvent sur des banques étrangères ou des fonds propres solides.
o L’entrepreneur malgache, lui, subit des taux d’intérêt bancaires locaux étouffants (souvent +15 à 20 %) et des demandes de garanties impossibles à fournir.
2. La force des réseaux et des filières 🤝
La réussite de ces groupes repose sur la maîtrise de toute la chaîne de valeur :
o Un commerçant connecté achète directement à la source (importation directe ou grossiste du même réseau), éliminant les intermédiaires.
o Résultat : des marges plus fortes et une meilleure résistance aux crises.
o L’entrepreneur isolé se retrouve souvent en bout de chaîne, contraint d’acheter cher pour revendre avec peu de bénéfice.
3. La pression sociale et familiale 🛑
La solidarité (fihavanana) est une valeur noble, mais elle pèse lourdement sur l’économie individuelle :
o Dès qu’un entrepreneur malgache gagne de l’argent, la pression est forte pour aider la famille élargie (santé, scolarité, événements traditionnels). Ce capital part dans le quotidien au lieu d’être réinvesti.
o N’ayant pas ces mêmes obligations coutumières, l’entrepreneur étranger peut réinvestir la quasi-totalité de ses profits dans son entreprise.
4. L’insécurité économique et le risque ⚖️
Dans un environnement instable, la taille de l’entreprise fait la différence :
o Les structures financières solides ont les moyens de sécuriser leurs terrains, de faire face aux lourdeurs administratives et d’absorber les crises.
o L’extrême pauvreté contraint la majorité des acteurs locaux à la survie au jour le jour (commerce informel) plutôt qu’à la stratégie à long terme.
💡 En résumé : Ce n’est pas une question de capacité individuelle, mais une inégalité d’accès aux opportunités, aux réseaux et au financement.
Quel est votre avis sur la question ? Comment le tissu économique local pourrait-il inverser cette tendance ? 👇💬
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Tous ces arguments tiennent la route.
Il faut cependant insister sur un point typiquement gasy petaka chez les entrepreneurs malagasy: la confusion quotidienne entre les Dividendes supposés être versés une fois par an (si l’on suit bien la comptabilité analytique) et la Recette Journalière (qui va en caisse ou à la banque de la société). La plupart des entrepreneurs petaka tombent dans ce travers avec de très rares exceptions, mais avec le temps ils finissent presque tous par rejoindre les rangs. Une partie conséquente des charges de l’entreprise ne concernent pas le coeur de l’activité ou l’objet déposé dans les statuts.
Rajouté à cela le “vitako rery io e” + notre endémicité “petaka ory havamanana”, on ne peut qu’être = à la traîne “gisitra gida maimbo”.
Nous avons aidé un neveu pdt 5 ans pour ses études en France . Il a obtenu un bon poste au Canada et a demandé s’il pouvait venir en vacances ! L’inverse ne l’a pas effleuré . J’en conclus que si on aide c’est qu’on est riche . A Mada on n’aime pas se sentir redevable , c’est un aveu de faiblesse ..Le comble quand ses parents nous ont demandé de prendre un 2è enfant . Vous devinez notre réponse .La continuité dépend dans quel sens on la prend . .
Comment on dit, la langue malgache n’a pas l’équivalent du mot cousin (c’est aussi votre frère), du mot neuveu (c’est aussi votre fils), etc. …. mais le problème est que ça implique des responsabilités.