
Gné ? Waaa c’est très joli dites donc comme leitmotiv pour ce 45eme sommet de la SADC…
Mais dans les faits ? L’industrialisation ? Euh c’est compliqué sans eau et électricité n’est-ce pas ?
La transformation agricole ? En important encore et encore plus tous les ans ?
La transition énergétique ? On ne rappellera pas où se trouvent actuellement Sahofika et Volopooor be… vos gueules les jeunes.
Bref, un slogan complètement décalé par rapport à vos réalités depuis 2009 n’est-ce pas ?
Où tout est parti en vrille, où plus rien ne marche. Où le peu qui marchait a complètement été bousillé : Air Madagascar, Jirama, etc.

Pendant ce laps de temps, quid de ces autres pays membres ? Aaah l’Afrique du Sud, Maurice, le Botswana, la Namibie et les Seychelles.
Pour comparer, on ne va pas parler pognon, PIB et toussa aujourd’hui. Mais plutôt IDH.
- Seychelles (IDH : 0,848 – Développement Humain Très Élevé)
- Maurice (IDH : 0,806 – Développement Humain Très Élevé)
- Afrique du Sud (IDH : 0,741 – Développement Humain Élevé)
- Botswana (IDH : 0,718 – Développement Humain Élevé)
- Namibie (IDH : 0,698 – Développement Humain Élevé)
- Angola (IDH : 0,616 – Développement Humain Moyen)
- Zambie (IDH : 0,595 – Développement Humain Moyen)
- Eswatini (Royaume du) (IDH : 0,592 – Développement Humain Moyen)
- Congo (République Démocratique du) (IDH : 0,591 – Développement Humain Moyen)
- Comores (IDH : 0,586 – Développement Humain Moyen)
- Zimbabwe (IDH : 0,580 – Développement Humain Moyen)
- Tanzanie (IDH : 0,555 – Développement Humain Faible)
- Lesotho (IDH : 0,550 – Développement Humain Faible)
- Malawi (IDH : 0,512 – Développement Humain Faible)
- Madagascar (IDH : 0,501 – Développement Humain Faible)
- Mozambique (IDH : 0,461 – Développement Humain Faible)
Euh sérieux, encore plus pourri en termes d’IDH que Madagascar ça existe ve l’ty ? 😳 A bah apparemment oui, avec le Mozambique.
Après quelques recherches rapides, tous les chiffres et les indicateurs économiques sont quasiment identiques à ceux de Madagougou.
Sinon est-ce encore utile de parler des Comores à qui on devait prêter de l’argent ? Io izy io, dans le top 10.
Un seul chiffre : les Comoriens ont aujourd’hui un pouvoir d’achat multiplié par deux par rapport aux endémiques au moment où nous parlons.
Bref, voilà le tableau global et disons les choses comme elles sont, c’est pas terrible.
Bien entendu, on va tenter de mettre un peu de poudre aux yeux avec quelques kilomètres de bitume, un téléphérique et des jets d’eau
…. mais dans le fond, il ne faut pas se voiler la face, la société malgache est malade. Très malade. Et ce, dans tous les domaines.
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Je suis passe par Tsarasaotra hier, pour elargir la route a 4 voies, on remblaie des 2 cotes , bye bye rizieres. Tous ces engins mobilises auraient dus etre utilises pour ameliorer les canaux d’irrigations qui sont pour la plupart endommages car non entretenus donc pour l’agriculture nouzalon attendre le 4eme mandat sans souci parce qu’on est deja heureux.
Donc non seulement tu ne mets pas en valeur de nouvelles rizières.. mais tu détruit celles existantes ?
Toujours des paroles, mais rien de bien concret depuis le début. Alors qu’il suffit de s’inspirer et d’adapter ce qu’ont fait les émergeant asiatiques dans les années 70 – 80 ou même 90, qui étaient dans la pauvreté aussi à l’époque.
Rien que pour l’agriculture. La Chine, dans les années 80, par un simple système, Deng Xiaoping a boosté de façon exponentielle la production agricole de son pays. Le “système de responsabilité familiale” qui consistait à louer les terres de l’Etat à des familles qui voulaient produire, le loyer n’était pas de l’argent, mais une partie fixe des récoltes (pour l’Etat) en fonction de la surface de la terre, les restes pour les familles. Et ce simple principe a bien fonctionné pour la Chine. Certes, chinois et endémique, il y a une grande différence de mentalité, mais le système peut être adapté à la réalité de Mada, ce ne sont pas les terrains domaniaux qui manquent. Par exemple, l’État aussi peut donner les semences et les engrais pour les deux ou trois premières années, etc. Cela peut se faire au lieu de perdre de l’argent des trucs de vatsy akoho ou tsinjo ou vary mora.
Excellent système à priori. Pas de financement personnel pour les agriculteurs qui payeront après les récoltes. Prévoir une clause si celles-ci sont mauvaises suite à des conditions difficiles comme le climat par exemple. La Chine est un extraordinaire exemple à suivre de développement réussi.