
Gné ? Il est devenu fou l’elman, à en souhaiter le passage d’un tel météore dévastateur sur la Capitale ? Qui, comme à Tamatave aurait tout rasé à plus de 75%, des morts et toussa ? 😳
La chronique est un peu provocatrice je l’admets et nous ne souhaitons évidemment pas la mort de quiconque.
Mais à Antananarivo, depuis des lustres, n’avons-nous toujours pas souhaité l’apparition d’un baron Haussmann ? Qui aurait tout rasé et reconstruit de jolies choses ? Des égouts, des larges avenues et on en passe ?
Car il faut bien se l’avouer : Antananarivo est devenu au fil du temps un gigantesque cloaque à ciel ouvert. Un truc moche où la pauvreté se conjugue avec une explosion démographique effarante.
Où la moindre goutte de pluie se traduit par une montée immédiates des eaux sur au moins un demi mètre. Car ce quasi million de naissances supplémentaires tous les ans sur le territoire, avec au bas mot 80 000 à Analamanga, il faut bien qu’ils se logent quelque part ? Donc de facto dans des bidonvilles quoi.
Donc un Gezani aurait fait la première partie du boulot de Haussmann : tout raser, en quelques heures. Gratuitement en plus.
La mauvaise nouvelle c’est que reconstruire des choses jolies, fonctionnelles, opérationnelles à Madagascar, ça relève plutôt de la science fiction. Car ça coûte très cher, surtout dans le contexte inflationniste actuel.
Je corrige le propos : on ne va pas exagérer en disant que c’est de la science fiction, disons plutôt que c’est compliqué.
Compliqué et donc … pas impossible. Car le pays dispose quand même de ressources naturelles qui ne demandent qu’à être exploitées/transformées non ? Pierre, sable … ciment ?
Mais bon c’est finalement cette chronique qui restera à l’état de science fiction car il n’y a pas de Gezani qui est passé sur Tana.
Tana n’a donc pas été rasé et Tana continuera de rester ce gigantesque cloaque à ciel ouvert. Sans égouts, sans larges avenues, sans beaux bâtiments, sans rien.
Par contre, petite consolation, on apprend que l’infâme incongruité dénommée Colisée va être officiellement dégagée.
Ce machin n’avait rien à faire dans l’enceinte du Rova d’Antananarivo, au moins on redonnera aux lieux son caractère sacré. Ce sacré que l’on n’a eu de cesse de piétiner depuis 17 ans et qui expliquerait peut-être en partie les affres que vous vivez aujourd’hui ? A méditer.
En attendant, on souhaite donc bon courage à nos compatriotes à Tamatave pour reconstruire leur ville. Et sincères condoléances aussi aux familles frappées par le deuil.
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