
Gné ? Il y a un an, on nous promettait le grand soir, la rupture, la « révolution » énergétique qui allait enfin rallumer la lumière à Madagascar et consigner le mot délestage aux livres d’histoire.
Un an plus tard, le décor n’a pas bougé d’un millimètre. Seuls les prétextes s’accumulent avec une régularité presque comique, si elle n’était pas si tragique pour des millions de foyers et de commerçants à bout de souffle.
Aujourd’hui encore, il suffit de lire la presse pour être pris d’une violente impression de déjà-vu.
Cette fois-ci, ce sont deux machines tombées en panne chez un fournisseur, une turbine à l’arrêt à Ambohimanambola en attendant des « pièces venant de l’étranger », et le traditionnel couplet sur la baisse du niveau des eaux à Andekaleka et Mandraka.
Sans oublier le soleil qui joue à cache-cache pour justifier la faillite des fermes solaires. Résultat : 25 mégawatts manquant à l’appel, et des coupures tournantes qui reprennent de plus belle sur le Réseau interconnecté d’Antananarivo.
À croire que la Jirama découvre, chaque année à la même période, que la saison sèche existe.
À croire qu’une entreprise nationale stratégique peut continuer à fonctionner au petit bonheur la chance, en priant pour qu’il pleuve ou que le soleil brille un peu plus fort, tout en dépendant de pièces détachées bloquées quelque part de l’autre côté de l’océan.
Pourtant, derrière ces communiqués polis et ces déclarations rassurantes, la réalité du terrain est d’une brutalité sans nom :
* Une économie prise en otage : Des petites entreprises, des ateliers, des cybercafés, des restaurants qui voient leur chiffre d’affaires s’effondrer parce que l’électricité s’éteint sans préavis.
* Le règne du bricolage : On nous annonce l’installation de quelques groupes thermiques pour gratter 3 ou 4 mégawatts, comme si l’on posait un pansement sur une jambe de bois pour colmater un trou béant.
* Le coût de l’impunité : Les factures, elles, ne subissent aucun délestage. Les abonnés continuent de payer pour un service fantôme, obligés de s’adapter, d’acheter des bougies, de risquer leurs appareils électroménagers grillés par les sous-tensions, ou de s’endetter dans des groupes électrogènes coûteux.
La « révolution » de l’énergie n’a été qu’un slogan de plus affiché sur des estrades. Les dirigeants passent, les discours changent de ton, mais les rouages grippés restent les mêmes.
La Jirama demeure ce tonneau des Danaïdes financier et technique où s’engouffrent l’argent public et la patience des Malgaches.
Tant que la gestion de l’électricité sera abordée par le petit bout de la lorgnette — au coup par coup, de panne en panne, de pluie artificielle en miracle passager —, la Capitale et le pays resteront plongés dans le noir.
À Antananarivo, les lumières s’éteignent, mais la colère, elle, continue de couver dans l’obscurité. Any zay ilay Sahofika sy Volopooor be eeee.
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Le colonel arrivé au pouvoir sans avoir été élu , ne se sent plus . Eliminer les concurrents éventuels fait partie de ses projets . Pdt ce temps les routes st tjrs défoncées, la jirama et l’eau out , les enseignants non payés . La liste est longue .En mpiandry qu’il est il invoque Dieu mais meme Dieu doit s’en lasser! Mada a bouté DJ dehors , il hérite d’un autre clone . Il y a des gens capables, nous leur demandons de réagir ..
Cache-cache ou pas, mon toit panneauté solaire produit environ 1 megawattheure par mois, c’est beaucoup plus qu’il ne me faut pour ma consommation au domicile et aussi la voiture électrique familiale.
Le surplus, il est vendu à l’EDF à 17,42 centimes le kwh.
Pour 4500 euros d’investissement :
Il paraît que le gazoil est passé au dessus de 2 euros le litre ?
Ah mince alors
C’est tant mieux pour vous mais là on parle de Madagascar.
L’idée est de montrer que l’on peut faire beaucoup plus que les jiro’n akoho avec le solaire.
bajaj électriques ?
Scooter électrique ?
Revente à la jirama ?
Même si le solaire n’est pas une solution complète, c’est actuellement une réelle opportunité pour agir vite.
Vous prêchez un converti https://actutana.com/il-serait-serieusement-temps-de-sequiper-en-solaire/ (pondu il y a déjà presque 10 ans dans la catégorie qui va bien avec https://actutana.com/category/way-of-life/energie/ ) mais en l’état de la pauvreté des masses, même pas en rêve.
Donc c’est bien à l’État de régler ce problème, avec l’eau.
Oui, à l’état.
L’état subventionne les carburants fossiles pour éviter des mouvements sociaux…
Si ces subventions basculaient doucement vers le solaire, on pourrait voir des solutions pérennes émerger :
Les fameux bus électriques rechargés sur des champs solaires
Et puisqu’il existe, faire fonctionner ce pt hein de téléphérique sur du solaire (même s’il ne fonctionne que 5 ou 6 heures par jour)
Et aussi ce train urbain
Un ou deux hectares de panneaux suffiraient… C’est très peu de place et des investissements raisonnables…
Oui très bien, mais comment on fait pour les 1200Mw dont a besoin le pays pour tourner ?
En plus du solaire, je pense que c’est l’énergie produite à partir de la biomasse qu’il faut valoriser.
Il y a des millions d’hectares inutilisés à Mada. Y planter des espèces ligneuses est relativement facile.
Après, il faut les récolter, les broyer et les transporter vers une usine qui les brûle dans une chaudière qui produit de la vapeur qui fait tourner des turbines…
Rien d’insurmontable, cela se fait depuis des décennies dans divers endroits (et à la Réunion d’ailleurs – voir Albioma).
J’ai moi-même mis
en œuvre, à Mada, dans une usine, une chaudière de 3 mégawatts, qui n’était alimentée que par de la biomasse broyée que nous avions nous même plantée (sur des surfaces sans concurrence avec l’agriculture alimentaire).
Voilà, faut juste y croire et s’y mettre.
Pour moi c’est des mesurettes toussa. La seule vraie option qui tienne la route à cette échelle c’est le nucléaire.
compétences, expériences, investissements et surtout infrastructures?
Et surtout gouverner c’est prévoir, ce n’est toujours pas un scoop. Any zay ilay Sahofika sy Volopooor bee eee
Sur la quantité d’électricité nécessaire au niveau du pays, c’est oui, le nucléaire répond aux besoins actuels et futurs.
Il subsiste un vrai problème : le transport de cette énergie. En effet, le courant électrique voyage mal sur plusieurs centaines de km, voire plus de 1000… Les pertes sont trop importantes et gérer des dizaines de milliers de kilomètres de lignes haute tension dans le contexte actuel d’isolement des villes dispersées sur le territoire, c’est mission presque impossible.
Construire une centrale nucléaire prend plus de 10 ans.
Et d’où viendront tous ces milliards de dollars ou d’euros pour la centrale et les milliers de kilomètres de lignes électriques ?
La solution à court et moyen terme ne semble pas (encore) là malheureusement.
Dans tous les cas, peu importe la solution que l’on retient, pour produire 1GW, ce sera entre 3 et 12 milliards €. Donc on est plus à 1 milliard près.
Politiquement parlant, je commencerais par assurer la fourniture de Tana, histoire déjà d’éviter les miala poor gênants.
Vous avez raison mais le vrai problème , c’est la JIRAMA en elle même.
Et qui manipule la Jirama? Le sieur étranger, voire espion, infiltré n’est pas reparti les mains vides de Tana, ayant pû trouver les failles pouvant liquider jiramaty et créer EDM (EDMada par exemple,selon ” leurs plans à eux”).
Pensez que les deux premières guerres mondiales ont été étudiées longtemps à l’avance ( quel machiavélique esprit d’anticipation,sans jeu de mots) et le reste du monde s’accrochait aux “chapitres et versets”!
Est-ce le tonneau des Danaïdes ? Le mythe de Sisyphe? Ou le tonneau de Sisyphe ?
indrisy https://actutana.com/ce-pays-est-ingouvernable/
(écrit il y a 5 ans)